mercredi 22 juin 2011

Hot Dogs






Les amateurs de gadgets nippons découvraient l'année dernière la clé USB d'animaux divers faisant les pompes ou autres rituels physiques, une fois attachés au jack USB d'un ordinateur.

Cet été, on fait plus fort avec la clé USB "FunFan", un chien, un chat et autres bestioles qui deviennent mini ventilateurs. LA phrase vendeuse: "Économisons l'énergie. Arrêtons nos grosses machines de climatisation, et utilisons FunFan".

Caramel beurre salé King of Japan








Si en France la saveur du Caramel beurre salé est entrée dans le marketing des fabricants de glaces et biscuits depuis quelques années, on peut dire que ce printemps, elle trône au pays du soleil levant.
Le caramel beurre salé ne se contente pas d'une glace ou d'un gâteau, là bas, il fait le beau dans les canettes de café, les flans, les brioches. Bientôt dans les Onigiri?

Canette de café au caramel beurre salé

Brioche au caramel beurre salé

Flan au caramel beurre salé

Grateful Vanity

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Il y a quelque jours, nous découvrions "Grateful Vanity" une paire de hauts-parleurs sublime, imaginé par Florence Deygas et Olivier Kuntzel, avec la complicité musicale de Roedelius, extraordinaire compositeur culte. L'aventure continue en septembre, pour un concert exceptionnel à Paris.


"L’installation Grateful Vanity se compose d’une paire de hauts-parleurs HI-FI de très grande qualité, dont la forme évoque deux têtes de mort surdimensionnées, et qui diffusent de manière exclusive le seul et unique enregistrement d’une musique créée par Roedelius.

La rencontre avec Roedelius est un moment exceptionnel et un élément majeur de la composition de cette pièce, étant donné son parcours, sa vie et son œuvre, qui ont influencé toute une génération de musiciens depuis les années Soixante, années qui nous ont vu naître…

Cette installation est pour nous une manière de poser la question de l’unicité de l’œuvre «musique» alors que par essence elle est reproductible à l’infini, d’étudier le rapport son / image (on n’écoute pas indifféremment un morceau sur des speakers en forme de tête de mort) et d’aborder la question de la sensorialité lors de l’écoute d’une musique.

En utilisant un système de hauts-parleurs Hi-Fi, l’air est traversé par des vibrations, qui elles-même traversent le corps, ce qui permet de ressentir la musique au lieu de simplement l’écouter ; la puissance sensorielle du son donne une âme à l’objet que le visiteur écoute et REGARDE, comme si l’objet, d’inanimé, devenait VIVANT.

Prenant à contre-pied la règle du music business qui est de démultiplier les enregistrements et ne pas limiter la diffusion d’une musique, nous avons demandé à Roedelius s’il était d’accord pour faire cette chose contre-nature : accepter que la reproduction de sa musique soit réservée exclusivement à notre sculpture Grateful Vanity, et fasse ainsi partie de notre œuvre. A la signature d’un contrat établi en dépit des règles habituelles, l’enregistrement de cette musique créée spécialement par Roedelius est devenue l’âme de Grateful Vanity et lui donne VIE".


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Florence Deygas et Olivier Kuntzel

dimanche 10 avril 2011

D'une folle poésie




Henry Darger (1892-1973) au Laforet Museum, Tokyo

DARGER, une œuvre graphique unique et originale, proche de l'art brut ou outsider Art.

Dans les temps précédents la mort de son père, vers 1900, ce dernier était trop faible pour s'occuper de son fils qui est pris en charge par l'établissement catholique qu'il fréquentait alors. Le comportement de Darger perturbe ses camarades qui ne tardent pas à le traiter de fou. Il parle seul, de manière irrépressible et inopinée. Il est probablement affecté par le syndrome Gilles de la Tourette. C'est lors d'une de ces fugues, en 1908, qu'il est témoin d'une puissante tornade qui ravage alors l'Illinois. Ce cataclysme laisse des traces prégnantes dans l’imaginaire de Darger comme en témoigne le motif récurrent de la tempête à l’intérieur de ses tableaux.

À 16 ans, lors de sa troisième tentative d'évasion, il parvient à regagner Chicago. Il y trouve l'aide et le réconfort de sa marraine. Elle lui trouve un emploi de portier dans un hôpital catholique où il travaillera jusqu'à sa retraite, en 1963. Il commence alors à régler sa vie selon un emploi du temps immuable. Catholique dévot, il assiste à la messe jusqu'à cinq fois par jour. Il collectionne pour les amasser des détritus de toutes sortes (jouets, figurines religieuses, images de saints, chaussures, pelotes de ficelles, magazines et bandes-dessinées). Il consignait quotidiennement, dans un journal, l'état de l'atmosphère et les erreurs commises par les météorologues dans leurs prévisions. Cette vie de réclusion et de solitude est à peine infléchie par la seule amitié qu'on lui ait jamais connue et qui le lie à William Scholder. Tout deux s'investissent dans des œuvres de charité dédiées aux enfants abandonnés ou maltraités. Scholder décède en 1959.


De 1930 à 1973, Darger occupe la même chambre à Chicago. C'est là qu'il se consacre secrètement à l'écriture et à la peinture. Personne ne sait combien de temps lui ont demandé la composition de son œuvre. Outre les royaumes de l'irréel, il a rédigé son autobiographie (L'Histoire de ma vie, 5084 pages). Ce n’est qu’après sa mort que l’œuvre à laquelle il avait travaillé toute sa vie fut découverte. En 1973, Nathan et le Kiyoko Lerner, les propriétaires de l’appartement loué par Darger, mettent au jour les réalisations de l’artiste. Lerner est un photographe accompli et reconnu, ayant notamment travaillé pour le New York Times. Il perçoit immédiatement l'intérêt du travail de son locataire et se charge de créer une fondation destinée à mettre ce fonds en valeur. Il aidera beaucoup à la réalisation du documentaire de Jessica Yu sur la vie et l'œuvre de Darger.

Aujourd'hui, Le Laforet Museum de Tokyo lui consacre une exposition.

Jusqu'au 15 mai 2011

Blow Sofa


Le duo de designers polonais Agata Kulik et Pawel Pomorski du studio Malafor proposent un canapé nomade en papier craft 100% recyclable.

samedi 9 avril 2011

rue des cascades


C'est l'été à la rue des Cascades

vendredi 1 avril 2011

Constructions urbaines




En haut, Tokyo 2011(Photos copyright E.S.)

En bas, un livre à découvrir



Villes imaginaires et constructions fictives.
Quand l’art s’empare de l’architecture.
Thames & Hudson

Si vous ne connaissez pas ce livre, nous vous le recommandons.
La maison, la rue, la ville, sources d’inspiration inépuisables pour les artistes.
Cet ouvrage est le premier consacré à l’architecture en tant que source d’inspiration pour l’art contemporain.
Filip Dujardin

Ce livre présente le travail de plus d’une centaine d’artistes qui tous proposent des créations dans lesquelles le thème de l’architecture, du bâti, joue un rôle central. Sculptures, installations, dessins, peintures, collages et photomontages ne sont que quelques-unes des nombreuses techniques utilisées par ces artistes pour exprimer leur vision de la chose construite, qu’il s’agisse d’une maison, d’une église, d’un immeuble, ou plus largement de la rue ou de la ville. Propositions, critiques, hommages, questionnements abondent dans ces projets qui, en définitive, racontent l’histoire de lieux, réels ou fictifs, utopiques ou tragiques, et révèlent l’importance du rôle de l’architecture dans notre culture visuelle.

Parmi les artistes représentés :
Tom Sachs, Pipilotti Rist, Erwin Wurm, Rachel Whiteread, Mike Kelley, Do Ho Suh, Jake & Dinos Chapman, Olafur Eliasson, Thomas Demand, Édouard Sautai, eBoy, Nathan Coley, Atelier van Lieshout, Bodys Isek Kingelez, Hans Op De Beeck, Kobas Laksa, Arne Quinze, Wang Qingsong, Filip Dujardin, Studio Job, Droog Design, Rob Voerman, Stephen Willats, Alekos Hofstetter, Andi Zimmermann, Andreas Gefeller, Andreas Koch, Andy Council, Apfel Zet, Asif Mian, Asmund Havsteen-Mikkelsen, BIG / Bjarke Ingels Group, Björn Hegardt, Bompas & Parr, Brian Dettmer, Camille Rousseau, Cathelijne Montens, Chris Dent, Christian Hellmich, Constantin & Laurence Boym, Constantin Luser, Cord Woywodt, David Herbert, David Keating, David Thorpe, Dionisio González, Eamon O’Kane, Erik Göngrich, Erik Olofsen, Evol / Ct’ink, Frank Kunert, Franz Höfner & Harry Sachs, George Hadjimichalis, Hema Upadhyay, Hiroki Tsukuda, Holger Lippmann, Hvass & Hannibal, Isidro Blasco, J. Michael Birn, Jakob Kolding, Jan Brokof, Jan Feindt, Jenny Berntsson, Jens Reinert, Jonas Liveröd, Jordi Colomer, Joshua Callaghan, Karsten Konrad, Kramer van der Veer, Larissa Fassler, Laura S. Kicey, Lizzie Mary Cullen, Lok Jansen, London Fieldworks, Luc Deleu, Lyndsey Lesh, M-City, Marcus Tremonto, Mario Wagner, Marko Mäetamm, Mathilde Nivet, Matias Bechtold, Matthew Picton, Michael Najjar, Mieke Driessen, Mike Perry, Moga Mobo Studio, Mounir Fatmi, Nigel Peake, NotedCo., Oscar Lourens, Pablo Valbuena, Paul Eachus, Pezo / von Ellrichshausen, Raumlabor, realities:united, Rhoads Clarke Design, Romain Laurent, Sandra Rauch, Serge Seidlitz, Simon Bent, Simon Boudvin, Slinkachu, Sotiria Kornaropoulou, Squint / Opera, Stephanie Backes, Sven Drühl, Theo Deutinger, Till Gerhard, Tim Dinter, Titus Matiyane, Tonk, Unfold, Vangelis Vlahos, Vasco Mourao, Veron Urdarianu…